Série Photo : les réalités de la chirurgie plastique en Corée

Il y a deux ans, la Corée du Sud se positionnait troisième sur la liste des pays pratiquant le plus la chirurgie esthétique au monde, bien que sa population soit moitié moins importante que tous les autres pays présents dans le top 5 de ce classement de l'ISAPS, la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique. En Corée du Sud, il est tellement commun d'avoir recours au bistouri, que c’est quand on n’a pas encore subi d’opération qu’on se démarque, explique la photographe Sud-coréenne Ji Yeo. Yeo se décrit comme une adolescente typique : comme le reste de ses camarades, elle rêvait de chirurgie plastique — beaucoup de chirurgie. « Je voulais me refaire faire tout le visage, une liposuccion sur tout le corps, la totale, » nous raconte-t-elle. « Je voulais complètement changer mon apparence. »
Bien que Yeo ait décidé de ne pas subir ces opérations, nombreuses sont les femmes qui, en Corée du Sud sautent le pas et changent « complètement leur apparence. » Yeo explique que cette industrie, qui compte 1,2 million d’actes de chirurgie par an, dont les recettes avoisinent les 5 milliards de dollars chaque année, est tellement répandue que se faire opérer est devenu comme un rite de passage pour de nombreuses jeunes femmes. « Ce n’est pas quelque chose de rare, » explique-t-elle, ajoutant que les précautions prises sont moins importantes que pour d’autres types de chirurgie : « Ces opérations sont vues comme rapides et sûres. Certaines personnes ne voient même pas l’intérêt de se faire accompagner. »
La série photo de Yeo, Beauty Recovery Room, fait le portrait de femmes qui viennent de subir des procédures de chirurgie plastique variées. Elles portent encore leurs bandages et pour beaucoup, on les voit en train de se reposer et de récupérer. Yeo nous raconte que pour toutes les personnes qu’elle a photographiées, cette opération n'était pas la première. Elles avaient toutes déjà subi de nombreuses opérations auparavant. À la question combien de ses modèles ont l’intention de revenir pour plus d’interventions, Yeo répond sans hésitation « 100 % ».
Note de l’éditeur : certaines images contiennent de la nudité.

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