5 mythes sur les cheveux afro à ne plus croire

Photographed by Refinery29
Bien qu'il y ait eu une légère évolution depuis quelques années en France, rares sont les salons capables de s'occuper de cheveux dit naturels. Heureusement, grâce à une augmentation du nombre d'experts, les soins capillaires pour cheveux afro n'ont jamais été aussi efficaces. Malgré cela, certains mythes néfastes sur les cheveux afro persistent, ce qui rend difficile pour de nombreuses femmes d'obtenir les cheveux afro qu'elles souhaitent et qu'elles méritent.
Nous avons fait appel à cinq fantastiques spécialistes des soins capillaires afro pour rétablir une vérité bien nécessaire.
Le mythe : les nattes et les perruques sont les coiffures protectrices les plus efficaces
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Les cheveux afro aiment qu'on les laisse tranquilles. Les coiffures de protection sont une bonne option et aident à augmenter la rétention de la longueur, mais seulement si elles sont bien faites et bien entretenues. "Les nattes et les perruques sont souvent présentées comme des coiffures protectrices, mais elles sont une cause majeure d'alopécie de traction et de cassure", explique Ebuni Ajiduah, trichologiste basée à Londres. "Après leur passage dans un salon, de nombreuses personnes éprouveront des maux de tête et des douleurs dues à la coiffure, renonçant immédiatement à tout effet positif qu'elles pourraient avoir".
La solution consiste à trouver un·e styliste avec une approche souple et délicate. Si vous vous le faites vous-même, évitez de mettre trop de tension sur vos cheveux en serrant trop la coiffure et en mettant trop de poids avec des extensions encombrantes. Ebuni recommande d'utiliser des extensions et des bases de perruque qui aident à prévenir les frictions excessives et de porter la coiffure pendant une courte période (6-8 semaines maximum).
Le mythe : l'huile de coco est mauvaise pour les cheveux afro
L'huile de coco faisait autrefois fureur, et de nombreux naturalistes en faisaient l'éloge. Puis des histoires d'horreur de cheveux secs, cassants et d'irritation de la peau ont commencé à faire surface et l'huile de coco a soudainement perdu de sa popularité. Mais faut-il vraiment l'éviter ?
Il a été démontré que l'huile de coco pénètre dans la fibre capillaire et prévient la perte de protéines. Elle est donc bénéfique pour les soins capillaires, en particulier avant un shampoing. Il y a cependant une mise en garde. L'huile, comme tout autre produit, peut s'accumuler sur les cheveux au fil du temps, surtout lorsqu'ils sont rarement lavés. "Cela peut entraîner une sensation de sécheresse", explique Xaviera Agbor, scientifique professionnelle des soins capillaires et coach en cheveux naturels. "Si vous décidez d'utiliser de l'huile de coco, veillez à en utiliser une petite quantité. Réchauffez-la en la frottant dans vos mains ou en la laissant fondre, pour vous assurer qu'elle est complètement fluide avant de l'utiliser".
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Xaveria ajoute : "Il est important de savoir qu'il y a plusieurs raisons pour lesquelles vos cheveux peuvent 'aimer' ou 'ne pas aimer' un produit. Ces raisons comprennent la manière dont les ingrédients sont obtenus, traités et conservés. Sans parler de l'effet des autres ingrédients contenus dans la formulation, des autres produits et outils que vous utilisez dans votre traitement capillaire, de vos préférences personnelles, et de ce que votre cuir chevelu et votre peau peuvent ou non trouver irritant". Il peut être utile de donner une autre chance à l'huile de coco, surtout si vos cheveux sont très secs et fragiles.
Le mythe : se laver les cheveux moins souvent permet de les faire pousser plus vite
Outre le fait que vous ne gagnerez pas en ami·es, vous laver les cheveux moins souvent que d'habitude pourrait en fait causer des problèmes de cuir chevelu, et même de perte de cheveux. "Les cheveux sales ne poussent pas plus vite que les cheveux propres", affirme la trichologiste Stephanie Sey. "Il en résultera des cheveux ternes, sans vie et un cuir chevelu douloureux."
En moyenne, les cheveux poussent d'environ 1,5 cm par mois et la vitesse de pousse est déterminée par un certain nombre de facteurs tels que votre génétique, votre santé, votre alimentation et vos pratiques de soins capillaires. "La pousse des cheveux commence au niveau des follicules pileux, et une alimentation équilibrée est certainement la première étape pour obtenir une forte croissance", explique Stephanie. "La deuxième étape consiste à s'assurer que vous disposez d'un environnement idéal pour que les cheveux puissent sortir à la surface et la meilleure façon d'y parvenir est de nettoyer régulièrement vos cheveux et votre cuir chevelu". Stephanie recommande le shampoing démêlant et hydratant KeraCare, 16,45 €.
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Le mythe : les huiles hydratent les cheveux naturels
Se huiler les cheveux et le cuir chevelu est un rituel intimement familier aux femmes noires. Mais s'enduire d'une pommade collante ou d'une huile de couleur vive pour prévenir les cheveux cassants n'est pas vraiment efficace.
"Cela peut être un choc, mais les huiles n'hydratent pas les cheveux", explique Kemisade Bamigbola, experte et coach en soins capillaires. "Les huiles agissent simplement comme un revêtement pour les cheveux et ne font que donner de la brillance." Lorsqu'elle est appliquée sur des cheveux déjà secs et desséchés, l'huile peut en fait agir comme une barrière et empêcher l'humidité de pénétrer dans la tige du cheveu, ce qui entraîne une plus grande sécheresse. "Une bonne façon d'hydrater est de s'assurer d'utiliser un produit contenant de l'eau", conseille Kemisade. "Cela implique que l'eau ou l'eau déionisée doit être le premier ingrédient de la liste pour un revitalisant sans rinçage ou un lait pour cheveux. Cela permettra de calmer les cheveux assoiffés".
Mais ne jetez pas tout de suite votre huile capillaire, car elle a sa place dans le processus d'hydratation. Utilisez les huiles comme couche finale pour fixer les produits à base d'eau.
Le mythe : les ingrédients naturels sont les meilleurs traitements pour les cheveux
Il existe de nombreux blogs et vlogs consacrés à l'utilisation des aliments comme produits de soins capillaires. Les principaux sont les œufs et le yaourt, qui sont censés constituer un traitement protéique efficace. Mais est-ce qu'ils fonctionnent ?
Enitan Agidee, coach capillaire au Healthy Hair Studio, déclare : "Les œufs, le yaourt grec et la mayonnaise sont en effet des protéines d'un point de vue nutritionnel, car ils contiennent des acides aminés. Cependant, ils ont peu d'impact sur la structure des cheveux, car ces acides aminés ne sont pas hydrolysés". Essentiellement, la protéine hydrolysée a subi un processus spécifique pour transformer les grosses molécules en molécules plus petites qui sont capables de pénétrer les mèches de cheveux, d'améliorer la structure des cheveux et de les protéger contre les agressions quotidiennes, comme les dommages causés par le soleil et la manipulation constante. Selon Enitan, les molécules de protéines des œufs sont tout simplement trop grosses pour avoir un effet. "Elles ne peuvent pas aider à réparer la kératine endommagée ou à la remplacer", dit-elle.
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