E. Jean Carroll affirme avoir été violée par Donald Trump

Photo: Michael Stuparyk/Toronto Star/Getty Images.
La dernière accusation d’agression sexuelle à l’encontre du Président Donald Trump provient de l’éditorialiste Américaine E. Jean Carroll. Elle partage les détails du viol présumé dans un extrait de son prochain livre, relayé par The Cut vendredi dernier — Carroll devient donc la 20e personne à accuser le président de comportements sexuels répréhensibles.
La journaliste, âgée de 75 ans affirme que Trump l’a violé dans une cabine d’essayage du grand magasin de luxe new-yorkais Bergdorf Goodman, il y a de cela 23 ans. Elle était alors âgée de 52 ans et lui de 50.
Caroll raconte avoir croisé Trump par hasard à l’entrée du grand magasin et se souvient avoir accepté de l’aider à choisir un cadeau pour une femme, c’est alors qu’il l’aurait dirigé vers une cabine non-surveillée. « Dès que la porte de la cabine s’est refermée, il s’est jeté sur moi, m’a poussé contre un mur, cognant violemment ma tête dans la foulée, et il a pressé ses lèvres contre les miennes, » écrit-elle. « J’étais tellement choquée que je l’ai repoussé et je me suis mise à rire de nouveau. » Elle a continué à se débattre, alors que Trump l’a plaqué contre un mur, a « glissé sa main sous mon manteau puis a baissé mes collants. »
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C’est alors qu’intervient la partie la plus horrifiante de l’histoire ; « Il a déboutonné son par-dessus, a défait son pantalon et m’a pénétrée de force avec ses doigts, puis avec son pénis, à moitié ou complètement, je n’en suis pas certaine. »
Dans ce même extrait, Caroll nomme 15 autres personnes qui ont porté des accusations « crédibles » à l’encontre du président des États-Unis. Elle le décrit comme un « magnat de l’immobilier » — elle ne le nomme pas dans l’extrait, mais la référence à Trump ne fait aucun doute. Pendant plus de 25 ans Carroll a répondu aux questions de ses lectrices dans la chronique Elle US « Ask E. Jean ». C’est lorsqu’elle a réalisé que les personnes lui demandant conseil avaient toutes un problème en commun — les hommes — qu’elle a commencé à écrire What Do We Need Men For? A Modest Proposal, qui sera publié le 2 juillet prochain. Lorsque le mouvement #MeToo a été lancé, elle a décidé de garder une liste des hommes les plus odieux de sa vie (The Most Hideous Men of My Life), qui se veut le reflet des nombreuses expériences toxiques et invasives avec des hommes aux comportements prédateurs au cours de sa vie. La liste inclut aussi des hommes de pouvoir du domaine médiatique comme Les Moonves et Roger Ailes.
« Cet épisode n’a pas duré plus de trois minutes. Je ne pense pas qu’il ait éjaculé, » rapporte Caroll de son expérience. Elle termine son récit en disant, « Mais je n’ai plus jamais eu aucune relation sexuelle après cela. »

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