Neurodiversité au travail : 4 femmes partagent leur quotidien

Illustration : Twisha Patni
Parfois, la vie de bureau peut être tout aussi difficile à naviguer que le travail lui-même, et c’est pire si votre cerveau est programmé pour fonctionner différemment de celui de la majorité des humains. La neurodiversité, qui reconnaît que les différences neurocognitives telles que la dyslexie, le syndrome de Tourette et l'autisme font partie des variations normales au sein de la population humaine, s'invite toujours plus au coeur des débats, mais il reste encore d'énormes progrès à faire en ce qui concerne le milieu professionnel. 
Pour de nombreuses femmes, leurs traits de caractère ne correspondent pas à l'idée que l’on se fait de personnes neuro-atypiques. La dyslexie, le TSA (trouble du spectre autistique), la Tourette, l'épilepsie, le TDAH (trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) et le TOC (trouble obsessionnel compulsif), par exemple, pâtissent tous à un certain degré d'un manque de compréhension. Et la façon dont le TDAH et l'autisme se manifestent chez les femmes est particulièrement mal comprise. 
Mon diagnostic TDAH est tombé il y a quelques années, mais je ne suis pas toujours à l'aise à l'idée de le divulguer sur mon lieu de travail. La raison ? Les nombreux préjugés qui circulent sur la question. Être free-lance me permet de contourner ce problème car je ne travaille généralement pas au bureau ; ma vie est une combinaison de télétravail, de rédaction en free-lance et de céramique. J'ai la main mise sur mes horaires et mon travail ; je ne suis responsable que du résultat, pas du processus de travail. Cela signifie également que je n'ai pas à me préoccuper des idées que se font les gens sur le TDAH.
En janvier dernier, Universal Music a publié Creative Differences, un manuel pour promouvoir la neurodiversité dans les industries créatives. En examinant des domaines tels que le recrutement, le mentorat et la progression de carrière, ce guide offre aux entreprises des solutions pratiques pour améliorer leurs accessibilités aux personnes neuro-atypiques. 
David Joseph, président et directeur général d'Universal Music UK, a déclaré "L'importance de la neurodiversité est encore trop peu explorée. Rendre votre organisation accessible à la neurodiversité est dans l'intérêt de l'ensemble de votre personnel. Chacun devrait pouvoir rester lui-même sur son lieu de travail".
Ainsi, quatre femmes neuro-atypiques nous parlent de leurs expériences et de la façon dont elles s'en sortent au travail.

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