Avec celles qui ont renoncé au sexe jusqu’à la fin de la pandémie (et peut-être plus)

Photographie par Natalia Mantini.
Après plus d'un an de restrictions sanitaires et de distanciation sociale, il est indéniable que la pandémie de Covid-19 a eu des répercussions sur notre sexualité. Que l'on se soit confiné·es ensemble ou séparément, que l'on soit en couple ou célibataires, cela a compliqué les relations amoureuses, et une vie sans sexe est devenue la norme pour de nombreuses personnes. Et si (on n'en doute pas) certain·es continuent à faire des rencontres et à s'envoyer en l'air, il est certain que le monde n'avait pas connu un tel désert sexuel depuis bien longtemps.
Selon une étude de l'institut Kinsey de l'université de l'Indiana, environ 40 % des personnes interrogées ont déclaré avoir une activité sexuelle moins importante depuis le début de la pandémie. Par exemple, les personnes qui avaient des rapports sexuels environ une fois par semaine en moyenne en 2019 ont déclaré n'en avoir qu'une fois par mois en 2020. L'une des principales raisons de la baisse de libido est le stress - et la pandémie a ajouté des facteurs de stress importants dans la plupart de nos vies. (Pour rappel, il a été démontré que le sexe réduit le niveau de stress).
 
Pour certain·es, l'absence de sexe fait l'effet d'une punition. Mais pour beaucoup, l'abstinence au service de la distanciation sociale a favorisé le développement personnel et l'amour de soi. Ces personnes ont profité de cette période pour redéfinir ce qu'elles attendaient de leur vie sexuelle et sentimentale, pour changer leur façon d'aborder des partenaires potentiel·les (le cas échéant) et pour redécouvrir leurs aspirations et désirs.
 
Nous avons parlé à cinq personnes de ce que la pratique de l'abstinence leur a appris pendant cette période difficile.

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